Archives de Catégorie: Traitement de substitution

Deux numéros de revues maintenant disponibles en ligne

Sont maintenant disponibles en ligne le dernier numéro de la revue SWAPS et le dernier numéro de la revue Addictions. Voici un bref aperçu de leurs tables des matières respectives :

SWAPSSWAPS, no 69

  • Les politiques de la réduction des risques depuis l’appel de Vienne / Michel Kazatchkine
  • Produits de substitution pour la cocaïne : mythe ou réalité ? / Perrine Roux
  • « Slam » injection de drogues chez les gays : enquête qualitative pour mieux connaître la pratique, les risques et les demandes / Daniela Rojas Castro, Sandrine Fournier, Nicolas Foureur, Vincent Labrouve, Xavier Pascal, Guillemette Quatremère, Marie Jauffret-Roustide

AddictionsAddictions, no 41

  • Dossier : Médicaments, euphorisants, psychotropes
  • Drogues numériques : faut-il en avoir peur ?
  • Quand les jeunes frappent à la porte

Les traitements de substitution aux opiacés vus par les patients

Tend 70.qxd (Page 4)Le numéro 83 du bulletin Tendances de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT, France) porte sur les traitements de substitution aux opiacés du point de vue des patients.

Résumé de l’OFDT :

Les traitements de substitution aux opiacés (TSO) constituent depuis 1995 un des fondements de la politique de réduction des risques en France. Les dernières données de l’Assurance-maladie estiment à 143 600 le nombre de personnes ayant bénéficié d’une prescription d’un médicament de substitution aux opiacés (MSO) dans l’année.

Prescrits massivement, les TSO sont désormais bien connus des praticiens et des usagers de drogues et ancrés dans leurs pratiques respectives. Au plan scientifique, les données accumulées depuis plusieurs décennies ont permis de statuer en faveur de leurs effets bénéfiques sur les plans sanitaire, social et comportemental (moindre recours aux pratiques à risques par exemple). Pour autant, le point de vue des patients et leur expérience de ces traitements sont encore peu documentés. Qu’est-ce qu’un traitement réussi ? Qu’est-ce qu’un échec ? Sur ce point comme sur d’autres, les indicateurs cliniques ne restituent ni la complexité du réel, ni la diversité des critères d’évaluation mobilisés par les patients. Donner une audience aux appréciations et aux savoirs des patients à l’égard des TSO reste un enjeu majeur. La reconnaissance de cette « expertise » des usagers-patients peine encore à être reconnue comme telle.

Afin de pallier ces lacunes, l’OFDT a commandé une enquête de sociologie qualitative interrogeant des patients suivant un TSO dans divers cadres thérapeutiques. Ce numéro de Tendances aborde les points saillants de l’expérience des traitements aux principales étapes des trajectoires individuelles : la perception des traitements pendant l’usage de drogues, l’entrée en traitement, leur gestion quotidienne au long cours et le moment de la sortie. Il en ressort notamment quatre profils de patients selon l’usage qui est fait du médicament de substitution et selon les attentes des patients vis-à-vis de leur prise en charge.

Référence :
Langlois, E, & Milhet, M. (2012). Les traitements de substitution aux opiacés vus par les patients. Tendances, 83, 1-4.

Nouveau traitement avec prescription d’héroïne

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT, EMCDDA en anglais) vient de lancer une nouvelle publication faisant un état des lieux de la recherche sur le traitement avec prescription d’héroïne et examinant les derniers développements et les expériences  cliniques dans le domaine en Europe et ailleurs dans le monde. Le traitement avec prescription d’héroïne s’adresse aux usagers d’opioïdes chez qui les traitements de substitution ont échoué.

Aperçu de la table des matières :

  • Le développement du traitement avec prescription d’héroïne en Europe et ailleurs dans le monde ;
  • Les données probantes et scientifiques à la base du traitement avec prescription d’héroïne ;
  • L’évaluation économique de ce type de traitement ;
  • Les produits de diacetylmorphine (« héroïne synthétique ») ;
  • Mise en oeuvre et pratique clinique des traitements avec prescription d’héroïne en Europe et ailleurs dans le monde.

Pour en savoir plus, consultez le document en ligne sur le site de l’OEDT (en anglais, 170 pages)

Référence :
Strang, J., Groshkova, T., & Metrebian, N. (2012). New heroin-assisted treatment : Recent evidence and current practices of supervised injectable heroin treatment in Europe and beyond. Luxembourg, Luxembourg : European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction.

Héroïne sous ordonnance (émission de radio)

L’émission de radio Les années lumières à la radio de Radio-Canada a porté dimanche dernier entre autres sur la prescription d’héroïne thérapeutique, suite à un article paru dans le Journal de l’association médicale canadienne. Les invités étaient Pierre Brisson, chargé de cours aux programmes d’étude et de recherche en toxicomanie à l’Université de Sherbrooke, et Suzanne Brissette, médecin au service de médecine des toxicomanies du Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

Dans l’entrevue, Mme Brissette rappelle les résultats du projet NAOMI sur le plan médical, social et économique. Elle insiste sur le fait que les traitements d’héroïne sous prescription s’adressent à une clientèle ayant déjà fait plusieurs tentatives de traitement, y compris à la méthadone, sans résultat. Elle rappelle que le traitement à la méthadone demeure le premier choix de traitement pour la dépendance aux opiacés et que la majorité des clients y répondent.

M. Brisson explique ce qu’est la réduction des méfaits et donne des exemples de réduction des méfaits au Québec, au Canada et en Europe. Parmi les résultats positifs de cette approche il mentionne la réduction des infections transmissibles comme le VIH et le VHC, la réduction de la morbidité et l’amélioration des conditions de vie et de santé des usagers de drogues.

Pour en savoir plus, écoutez le reportage en ligne sur le site de Radio-Canada (en français, 14 :30 min.)

Référence de l’article mentionné en ondes (en français, 12 pages, accessible en ligne) :
Nosyk, B., Guh, D. P., Bansback, N. J., Oviedo-Joekes, E., Brissette, S., Marsh, D. C., … Anis, A. H. (2012). Cost-effectiveness of diacetylmorphine versus methadone for chronic opioid dependence refractory to treatment. Canadian Medical Association Journal. Prépublication. doi : 10.1503/cmaj.110669

Les usagers des opioïdes : expériences, traitement de la dépendance et insertion sociale (numéro thématique)

La revue Drogues, santé et société vient de publier un nouveau numéro sous la direction de Pierre Brisson portant sur les opioïdes et leurs usagers.

Aperçu de la table des matières :

Pour en savoir plus, consultez les articles (voir les liens ci-dessus) ou le numéro complet sur le site de la revue (en français)

Traitement de substitution à la buprénorphine/naloxone : lignes directrices pour la pratique clinique

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) vient de rendre disponible un document présentant les lignes directrices pour la pratique clinique du traitement de substitution à la buprénorphine/naloxone. Ce document a pour but d’aider les professionnels de la santé à utiliser la buprénorphine combinée au naloxone afin de traiter la dépendance aux opioïdes. Ce guide fournit des recommandations cliniques afin d’initier, de maintenir et de cesser un traitement de maintien à la buprénorphine/naloxone.

Pour en savoir plus, consultez le document en ligne sur le site de CAMH (en anglais, 144 pages)

Référence :
Handford, C., Kahan, M., Srivastava, A., Cirone, S., Sanghera, S., & Palda, V. (2011). Buprenorphine/Naloxone for opioid dependence : Clinical practice guideline. [Toronto, Ontario] : Centre de toxicomanie et de santé mentale.

Parents consommateurs d’opiacés en traitement de substitution à la méthadone (article)

Des chercheurs ont étudié le suivi pendant 12 ans de 144 parents suivant un traitement de substitution à la méthadone ainsi que leurs enfants.

Ils ont constaté que le rétablissement à plus long terme était associé avec un traitement de substitution à la méthadone suivi, une meilleure éducation, avoir un travail et moins de ruptures au niveau familial. Par opposition le fait d’avoir vécu une dépression, d’avoir des amis déviants et de moins bonnes capacités de coping étaient des facteurs qui permettaient de prédire une continuité des problèmes de dépendances.

Par conséquent les auteurs recommandent que les interventions incluent un traitement de la dépression et le développement d’habiletés permettant d’éviter ou de refuser la consommation de drogues, de faire face au stress et de maintenir des amitiés supportant le rétablissement.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article sur le site de l’éditeur.

Référence :
Skinner, M. L., Haggerty, K. P., Fleming, C. B., Catalano, R. F., & Gainey, R. R. (2011). Opiate-addicted parents in methadone treatment: Long-term recovery, health, and family relationships. Journal of Addictive Diseases, 30(1), 17-26.