Archives de Catégorie: Méthamphétamine

Le speed et l’ecstasy sont associés à la dépression chez les ados

Le journal Le Forum de l’Université de Montréal du 19 avril dernier présentait un article portant sur l’association entre la dépression et la consommation de méthamphétamine et d’ecstasy chez les adolescents.

Cet article est basé sur une étude effectuée par des chercheurs de l’Université de Montréal qui aurait démontré que les jeunes de 15-16 ans (secondaire 4) qui consomme de l’ecstasy (MDMA) ou de la méthamphétamine (speed) sont respectivement 1,7 et 1,6 fois plus susceptibles de souffrir de symptômes de dépression l’année suivante. L’étude est basée sur 3880 élèves provenant d’écoles situées en milieux défavorisés du Québec.

Pour en savoir plus, consultez l’article paru dans Le Forum (en français) ou le résumé de l’étude sur le site de l’éditeur (en anglais)

Référence de l’article dans Le Forum :
Raillant-Clark, W. (2012, 19 avril). Le speed et l’ecstasy sont associés à la dépression chez les ados. Le Forum. Repéré à http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20120419-le-speed-et-lecstasy-sont-associes-a-la-depression-chez-les-ados.html

Référence de l’étude :
Brière, F. N., Fallu, J.-S., Janosz, M. & Pagani, L. S. (2012). Prospective associations between meth/amphetamine (speed) and MDMA (ecstasy) use and depressive symptoms in secondary school students. Journal of Epidemiology & Community Health. Prépublication. doi : 10.1136/jech-2011-200706

Global SMART Update 2011

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) vient de publier le 6e volume de son bulletin Global SMART Update (SMART = Synthetics Monitoring : Analysis, Reporting and Trends). Ce bulletin se veut un court rapport sur les modèles émergents et les tendances  concernant des drogues de synthèse au niveau mondial.

Chacun des numéros du bulletin comporte un segment portant sur une thématique particulière. Le premier numéro de 2011 (no 5), portait plus spécifiquement sur le sud de l’Asie, une région traditionnellement associée aux opiacés, qui a commencé à émerger au cours des dernières années   en tant que source de stimulants de type amphétamine. Le second numéro publié en 2011 (no 6), porte quant à lui sur les substances synthétiques ne faisant pas l’objet d’un contrôle international.

Concernant le Canada, le pays demeure un marché important et un nombre grandissant de laboratoires sont démantelés. Des saisies d’ecstasy réalisées en Australie et en Asie proviendraient du Canada. La source principale du marché de l’ecstasy en Amérique du nord serait les groupes criminalisés canadiens.

Pour en savoir plus, consultez les numéros 2011 du Global SMART Update :
Numéro 5, mars 2011 (en anglais, 11 pages)
Numéro 6, novembre 2011 (en anglais, 19 pages)

Consommation de méthamphétamine et schizophrénie (article)

Le American Journal of Psychiatry vient de rendre disponible en prépublication un article de chercheurs canadiens faisant le lien entre la consommation de méthamphétamine et la schizophrénie.

Les chercheurs se sont basés sur les dossiers de patients dont les congés ont été accordés entre 1990 et 2000 dans les hôpitaux de Californie. Les patients dont les conditions étaient liées à la consommation de méthamphétamine, d’alcool, de cannabis, de cocaïne ou d’opiacés ont été comparés avec des patients traités pour appendicite. La cohorte de patients liés à la  méthamphétamine avait un risque significativement plus élevé de développer une schizophrénie comparativement aux cohortes de patients liés à l’appendicite, l’alcool, la cocaïne et les opiacés, mais pas significativement différent de celle des patients liés au cannabis. Le risque de développer une schizophrénie était plus élevé dans tous les groupes liés à une substance que dans celui lié à l’appendicite.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article sur le site de l’éditeur (en anglais)

Ce périodique est disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Référence :
Callaghan, R.C., Cunningham, J.K., Allebeck, P., Arenovich, T., Sajeev, G., Remington, G., … Kish, S.J. (2011). Methamphetamine use and schizophrenia: A population-based cohort study in California. American Journal of Psychiatry. Prépublication. doi: 10.1176/appi.ajp.2011.10070937

Lien entre la maladie de Parkinson et la consommation de méthamphétamine et d’amphétamines (article)

Une étude du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de Toronto acceptée pour publication dans la revue Drug and Alcohol Dependence fait un lien entre la consommation de méthamphétamine et de drogues de la famille des amphétamines et la maladie de Parkinson.

En étudiant les dossiers de près de 300 000 patients en Californie pour la période de 1990 à 2005, les chercheurs ont trouvé que les patients admis pour des problèmes de consommation de méthamphétamine ou d’amphétamines avaient 76 % plus de chance de développer la maladie de Parkinson.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article en ligne sur le site de PubMed (en anglais)

Référence :
Callaghan, R. C., Cunningham, J. K., Sykes, J., & Kish, S. J. (2011). Increased risk of Parkinson’s disease in individuals hospitalized with conditions related to the use of methamphetamine or other amphetamine-type drugs. Drug and Alcohol Dependence. Prépublication. doi : doi:10.1016/j.drugalcdep.2011.06.013

Les drogues et leurs effets (site web)

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec vient d’ajouter sur son site dépendances une page sur les drogues et leurs effets. Pour chacune des substances mentionnées, on retrouve le nom usuel de la substance, la famille (dépresseurs, stimulants…) à laquelle elle appartient et une description de son apparence et de ses effets. On décrit aussi  les conséquences possibles (revers de la médaille) de la consommation de cette substance et les mélanges dangereux à faire (ennemis) avec celle-ci. Un tableau récapitulatif est aussi disponible.

Pour en savoir plus, consultez les pages relatives à chacune des substances, la page d’accueil de cette section sur le site du MSSS ou le tableau (en français)

Global SMART Update, volume 4

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) vient de publier le 4e volume de son bulletin Global SMART Update (SMART = Synthetics Monitoring : Analysis, Reporting and Trends). Ce bulletin se veut un court rapport sur les modèles émergents et les tendances  concernant des drogues de synthèse au niveau mondial.

Dans son premier numéro, Global SMART Update (GSU) s’est concentré sur les nouveaux incidents de production de drogues, principalement en Amérique latine. Dans le second, GSU a fait focus sur les nouveaux types de drogues de synthèse. Le 3e numéro de GSU a examiné les conséquences sociales et sur la santé  résultant de la consommation des drogues de synthèse. Le 4e numéro, celui d’octobre 2010, apporte un éclairage sur l’importance croissante de l’Afrique en tant que producteur et lieu de trafic pour les stimulants de type amphétamines.

Concernant le Canada, ce numéro mentionne le démantèlement en Colombie-Britannique par la Police Montée Canadienne d’un laboratoire d’ecstasy produisant à grande échelle.

Pour en savoir plus, consultez les numéros 2010 du Global SMART Update :
Volume 1, mars 2009
Volume 2, octobre 2009
Volume 3, mars 2010
Volume 4, octobre 2010

Drogues de synthèse saisies au Québec

Dans le cadre de la Semaine nationale de prévention de la toxicomanie qui a eu lieu la semaine dernière, Santé Canada en collaboration avec la Sûreté du Québec et d’autres partenaires a rendu public son rapport d’analyse Drogues de synthèse : saisies au Québec : juin 2007 à juillet 2008.

Ce rapport de 64 pages traite des drogues de synthèse vendues en comprimés, principalement du « speed » (méthamphétamine) et de l’ecstasy (3,4 -méthylènedioxyméthamphétamine  (MDMA)). Il s’attarde sur la provenance et la composition des comprimés, et ce que l’acheteur croit acheter versus le contenu réel des comprimés. L’étude permet de constater que la méthamphétamine est la drogue prédominante pour la majorité des régions. Autre constat, la composition et la concentration des drogues contenues dans les comprimés sont très variables et il est impossible pour l’acheteur de se fier au vendeur ou à l’apparence du comprimé pour connaître sa composition.

Le rapport comprend en outre en annexe un tableau photographique de différents comprimés, leur composition ainsi que la région dans laquelle ils ont été saisis.

Communiqué de presse : http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/ME/Novembre2009/16/c9613.html

Texte intégral du rapport : http://www.sq.gouv.qc.ca/mission-et-services/publications/sante-canada-nouveau-rapport-collaboration-sq.pdf