Archives de Catégorie: Minorités sexuelles

Deux numéros de revues maintenant disponibles en ligne

Sont maintenant disponibles en ligne le dernier numéro de la revue SWAPS et le dernier numéro de la revue Addictions. Voici un bref aperçu de leurs tables des matières respectives :

SWAPSSWAPS, no 69

  • Les politiques de la réduction des risques depuis l’appel de Vienne / Michel Kazatchkine
  • Produits de substitution pour la cocaïne : mythe ou réalité ? / Perrine Roux
  • « Slam » injection de drogues chez les gays : enquête qualitative pour mieux connaître la pratique, les risques et les demandes / Daniela Rojas Castro, Sandrine Fournier, Nicolas Foureur, Vincent Labrouve, Xavier Pascal, Guillemette Quatremère, Marie Jauffret-Roustide

AddictionsAddictions, no 41

  • Dossier : Médicaments, euphorisants, psychotropes
  • Drogues numériques : faut-il en avoir peur ?
  • Quand les jeunes frappent à la porte
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SLAM : première enquête qualitative en France

SLAMSource : Association AIDES

Le slam n’est pas seulement un art oratoire. C’est également une injection intraveineuse de produits de type psychostimulant (méphédrone et dérivés) faite dans un contexte sexuel par des hommes gays. Pour faire la part entre le fantasme et la réalité concernant cette pratique et ses risques sanitaires, AIDES, en partenariat avec Sidaction, l’Inserm-Cermes3 et l’Association des médecins gays, a décidé de lancer en 2012 une enquête qualitative (réalisation d’entretiens) auprès de slameurs et d’acteurs du soin et de la prévention en contact avec cette population. Cette enquête permet d’identifier les besoins des personnes concernées, de mieux comprendre la pratique, et donner matière à réflexion sur le lien entre sexualité et consommation de produits psychoactifs.

Pour en savoir plus, consultez le rapport en ligne sur le site d’AIDES (en français, 58 pages)

Référence :
Foureur, N., Fournier, S., Jauffret-Roustide, M., Labrouve, V., Pascal, X., Quatremère, G., & Rojas Castro, D. (2013). SLAM : enquête qualitative en France. Pantin, France : AIDES.

Slam et cathinones (numéro thématique de la revue SWAPS)

SWAPS67Le journal SWAPS porte sur la santé, la réduction des méfaits et l’usage de drogues et est édité par l’association PISTES  (Promotion de l’Information Scientifique,Thérapeutique, Epidémiologique sur le Sida, France).

Aperçu de la table des matières du numéro thématique intitulé « Slam et cathinones » :

Dossier nouveaux produits de synthèse

  • Drogues de synthèse : la préoccupante « mode » de l’injection de cathinones
  • L’expérience d’un centre de santé sexuelle parisien
  • Retour sur l’interdiction de la méphédrone

Dossier pratiques d’injection accompagnant des pratiques sexuelles à risque chez les HSH

  • Mieux connaître le slam et les risques associés
  • La prévention des pratiques à risques chez les gays

Actualités scientifiques

  • Dépendance au cannabis et baisse des fonctions cognitives

Actualité

  • « Break the cycle » un programme pour rompre le cycle de l’injection

Pour en savoir plus, consultez le numéro 67 de SWAPS en ligne sur le site de PISTES (en français, 24 pages)

Consommation de substances chez les minorités sexuelles : recherches empiriques récentes et implications pour le traitement (article)

Des chercheurs américains se sont penchés sur la littérature récente concernant la consommation de substances chez les minorités sexuelles, incluant les profils de consommation et le traitement, avec une attention particulière portée aux implications cliniques des résultats.

Les résultats de recherches récentes suggèrent que les femmes bisexuelles et lesbiennes présentent un risque plus élevé que les femmes hétérosexuelles de souffrir d’une consommation problématique d’alcool ou de drogues, alors que les hommes bisexuels et homosexuels présentent un risque plus élevé de souffrir d’une consommation problématique de drogues illicites. Les femmes bisexuelles et lesbiennes présentant une consommation problématique sont toutefois plus susceptibles d’avoir suivi un traitement que leurs pendantes hétérosexuelles.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article en ligne sur le site de l’éditeur (en anglais)

Référence :
Green, K.E., & Feinstein, B.A. (2011). Substance use in lesbian, gay, and bisexual populations: An update on empirical research and implications for treatment. Psychology of Addictive Behaviors. Prépublication. doi : 10.1037/a0025424

Synthèse des connaissances scientifiques et cliniques sur la prise en charge des personnes membres de minorités sexuelles ayant un problème de dépendance à l’alcool ou aux drogues

La Direction de la mission universitaire du Centre Dollard-Cormier – Institut universitaire sur les dépendances vient de publier un nouveau document dans la série des Rapports de recherche de l’Institut qui s’intitule : Synthèse des connaissances scientifiques et cliniques sur la prise en charge des personnes membres de minorités sexuelles ayant un problème de dépendance à l’alcool ou aux drogues.

Résumé de l’auteur :

L’accès aux soins de santé et aux services sociaux peut être problématique pour les personnes membres de minorités sexuelles. Il est donc légitime de se demander si les établissements et les organismes du Québec qui traitent la dépendance aux substances psychoactives (SPA) doivent adapter les soins qu’ils offrent à cette clientèle. Dans cette recension, nous avons cherché à faire le tour de l’information disponible sur la question. Ce rapport rend compte de 68 articles scientifiques et de 9 documents issus des institutions publiques, et aborde la question sous trois angles : 1. la consommation de SPA chez les minorités sexuelles par rapport à la population générale ; 2. les
liens, directs ou indirects, entre l’orientation sexuelle et la dépendance aux SPA ; et 3. le contexte de l’intervention auprès des membres de minorités sexuelles. Comparées à la population générale, les personnes membres de minorités sexuelles ont tendance à davantage consommer de SPA, sur le plan autant de la fréquence que de la diversité des produits, à commencer plus jeunes à en consommer et à en consommer jusqu’à un âge plus avancé. Il n’y a cependant pas de lien direct entre la dépendance aux SPA et le fait d’appartenir à une minorité sexuelle : ce lien est plutôt indirect, puisqu’il apparaît par le moyen d’autres facteurs.

Rien n’indique une situation endémique quant à la consommation de SPA parmi les minorités sexuelles ; toutefois, à cause de certaines spécificités liées à cette population (l’homophobie, l’hétérosexisme et la peur d’être jugé), il serait utile de faire des ajustements dans la prestation des services offerts par les établissements et organismes du Québec qui traitent la dépendance aux SPA (en particulier dans le cas des femmes), sans toutefois que cela exige d’offrir de façon systématique des services spécifiques à
cette population.

Pour en savoir plus, consultez le rapport en ligne sur le site du Centre Dollard-Cormier – IUD (en français, 43 pages)

Référence :
Lépine, P. (2011). Synthèse des connaissances scientifiques et cliniques sur la prise en charge des personnes membres de minorités sexuelles ayant un problème de dépendance à l’alcool ou aux drogues. Montréal, Québec : Centre Dollard-Cormier – Institut universitaire sur les dépendances.

Rencontres d’auteur au CQDT dans le cadre de la semaine de prévention de la toxicomanie 2010

À l’occasion de la semaine de prévention de la toxicomanie 2010 la direction de la mission universitaire vous invite à deux rencontres d’auteur au CQDT:

Mardi le 23 novembre 2010, de 12h à 13h :

  • Rencontre avec Patrice Lépine auteur du rapport de recherche Synthèse des connaissances scientifiques et cliniques sur la prise en charge des minorités sexuelles présentant une problématique de dépendance à l’alcool ou aux drogues. La présentation de M. Lépine sera suivie d’un échange avec les participants.

Mercredi le 24 novembre 2010, de 12h à 13h :

  • Rencontre avec Véronique Landry, professionnelle de recherche et auteure principale du rapport de recherche Toxicomanie parentale et développement des enfants de 6-12 ans : Recension des écrits et pratique de pointe en développement. À cette occasion, un responsable du CDC-IUD présentera le programme développé à l’intention des enfants de 6 à 12 ans dont le ou les parents sont aux prises avec une dépendance. Le directeur de la mission universitaire, Gilles Cuillerier, situera également les initiatives et pratiques en parentalité mises de l’avant par le CDC-IUD dans le cadre du développement d’une pratique de pointe.

Pour vous inscrire communiquez avec Nicole Renière par téléphone au (514) 385-3490 poste 1153 ou par courriel nicole.reniere@ssss.gouv.qc.ca

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(Le sondage sera ouvert jusqu’au 30 novembre 2010 inclusivement.)
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