Archives de Catégorie: Étudiants

Consommation d’alcool chez les étudiants

L’organisme américain SAMHSA a publié la semaine dernière des données sur l’entrée en traitement d’étudiants.

Sur les quelques 374 000 entrées en traitement de jeunes adultes âgés entre 18 et 24 ans en 2009 aux États-Unis, près de 12 000 concernaient des étudiants post-secondaires. Comparés aux jeunes adultes du même âge n’étant pas étudiants et ayant été admis en traitement, ces derniers étaient plus susceptibles de rapporter l’alcool comme étant la substance la plus consommée (46,6 versus 30,6 %). Les chiffres sont similaires au niveau des admissions en traitement des deux groupes concernant le cannabis comme première substance (30,9 % chez les étudiants versus 30,0 % chez les non-étudiants).

Par contre les admissions chez les étudiants ont été moins importantes que chez les non-étudiants pour d’autres substances comme première substance :

  • Héroïne : 7,2 % pour les étudiants contre 16,1 % pour les non-étudiants
  • Autres opiacés : 8,3 % versus 10,5 %
  • Cocaïne : 1,9 % versus 4,2 %
  • Méthamphétamine : 1 % versus 4,4 %

Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse de SAMHSA (en anglais) ou le SAMHSA’s Spotlight Study sur le sujet (en anglais, 1 page)

Jeu et étudiants universitaires (papier virtuel)

L’entrée à l’université constitue une étape charnière dans la vie de tout jeune adulte. En réponse à leur quête d’affirmation, une frange significative d’étudiants universitaires mise sur le jeu ou encore sur la consommation d’alcool et de drogues pour vivre de nouvelles expériences, établir de nouveaux réseaux sociaux et se définir en tant qu’individu. C’est à tout le moins ce qui ressort d’une étude réalisée par Sylvia Kairouz, Ph. D., professeure à l’Université Concordia et chercheure rattachée au Centre Dollard-Cormier – Institut universitaire sur les dépendances. [Introduction du document]

Le papier virtuel se divise en 3 grandes sections. La première donne des chiffres sur le jeu chez les étudiants universitaires, dresse un profil type du joueur, du joueur faible risque et du joueur problématique ou modéré. La seconde traite des problématiques associées, soit la consommation d’alcool et de drogues, et de la conjugaison de celles-ci avec le jeu. La dernière traite du volet clinique.

Pour en savoir plus, consultez le papier virtuel en ligne (en français, 21 pages)

Les effets des boissons alcooliques caféinées versus non caféinées sur la conduite automobile et les réflexes (article)

Suite à des campagnes de marketing faisant la promotion des mélanges alcool-boissons énergisantes et donnant aux jeunes à qui elles s’adressent l’impression que l’ajout de caféine à l’alcool compensera ses effets sédatifs et augmentera la vigilance, des chercheurs américains se sont penchés sur la question.

127 étudiants universitaires ou récents diplômés ayant des habitudes de grande consommation épisodique d’alcool mais n’étant pas dépendants ont été divisés aléatoirement en 4 groupes : bière, bière non-alcoolisée, avec ou sans caféine. Le taux visé d’alcool dans l’haleine était de 0.12g% Les habiletés de conduites ont été testées à l’aide d’un simulateur et l’attention soutenue/temps de réaction avec le Psychomotor Vigilance Task (PVT).

Parmi les résultats, les chercheurs ont constaté que l’alcool altérait significativement la conduite, l’attention et le temps de réaction, alors que la caféine n’avait aucun effet sur la performance. Ils en concluent donc que l’ajout de caféine dans une boisson alcoolisée n’améliore pas la conduite automobile ni l’attention et le temps de réaction comparativement à l’alcool seul.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article sur le site web de l’éditeur.

Référence :

Howland, J., Rohsenow, D.J., Arnedt, J.T., Bliss, C.A., Hunt, S.K., Calise, T.V., … Gottlieb, D.J. (2011). The acute effects of caffeinated versus non-caffeinated alcoholic beverage on driving performance and attention/reaction time. Addiction, 106(2), 335-341.

Réseaux sociaux en ligne et consommation d’alcool chez les étudiants universitaires

Les auteurs se sont penchés sur la façon dont des étudiants universitaires présentent un portrait d’eux-même en lien avec la consommation d’alcool sur Facebook. La consommation d’alcool de 158 étudiants a été évaluée via une batterie de tests avant de donner accès aux chercheurs à leur profil sur Facebook. Les chercheurs ont constaté que les étudiants mettaient en ligne sur leur profil toute une variété de matériel textuel et photographique afin de présenter l’alcool comme une composante de leur identité sur Facebook et que la photographie illustrant le profil de plus de 50% d’entre eux était liée à la consommation d’alcool. Ils ont en outre noté que les étudiants dont l’identité était liée à l’alcool étaient plus susceptibles de présenter des problèmes liés à la consommation d’alcool et que 60% d’entre eux rapportaient avoir une consommation problématique selon l’AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test).

Les résultats de cette recherche suggèrent que de se présenter comme un buveur est considéré par beaucoup de jeunes comme une composante socialement désirable de l’identité dans les réseaux sociaux en ligne, perpétuant ainsi la culture en ligne qui normalise le calage d’alcool.

Pour en savoir plus, consultez le résumé en ligne sur le site de l’éditeur.

Référence :
Ridout, B., Campbell, A., & Ellis, L. (2011). Off your Face(book)’: Alcohol in online social identity construction and its relation to problem drinking in university students. Drug and Alcohol Review. Prépublication. doi: 10.1111/j.1465-3362.2010.00277.x

Consommation de boissons énergisantes et risque accru de dépendance à l’alcool (article)

Des études ont déjà fait le lien entre la consommation de boissons énergisantes et une consommation plus élevée d’alcool de même que des problèmes liés à la consommation d’alcool chez les étudiants universitaires. La présente étude réalisée par des chercheurs américains vise à voir dans quelle mesure la consommation de boissons énergisantes pourrait constituer un risque additionnel de dépendance à l’alcool selon les critères du DSM-IV chez les étudiants.

Les données utilisées par les auteurs proviennent de près de 1 100 entrevues avec des étudiants en 4e année d’une grande université publique américaine.

Les étudiants ayant consommé pendant moins de 51 jours de la dernière année des boissons énergisantes ont été classé dans le groupe des consommateurs à basse fréquence (51.3%) alors que ceux en ayant consommé pendant 52 jours ou plus, soit une fois par semaine ou plus, ce type de boissons ont été classés comme des consommateurs à haute fréquence (10.1%). Comparativement au groupe basse-fréquence, le groupe haute-fréquence consommait plus souvent d’alcool (141.6 jours versus 103.1 jours) et en plus grande quantité (6.15 versus 4.64 consommations par épisode de consommation d’alcool). Les consommateurs haute-fréquence couraient aussi un risque significativement plus grand que le groupe basse-fréquence ou le groupe non consommateur de développer une dépendance à l’alcool.

Les auteurs de l’article concluent donc que la consommation régulière de boissons énergisantes (une fois par semaine ou plus) est fortement associée avec la dépendance à l’alcool.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article (en anglais).

Référence :

Arria, A. M., Caldeira, K. M., Kasperski, S. J., Vincent, K. B., Griffiths, R. R., & O’Grady, K. E. (sous presse). Energy drink consumption and increased risk for alcohol dependence. Alcoholism : Clinical and Experimental Research. doi : 10.1111/j.1530-0277.2010.01352.x

Du réel au virtuel : les prises de risque pour grandir autrement

Les actes de la journée scientifique organisée par l’AFPSSU (Association française de la santé scolaire et universitaire) et le SIUMPPS (Service interuniversitaire de médecine préventive et de promotion de la santé) qui a eu lieu le 22 janvier dernier sous le titre de Du réel au virtuel : les prises de risque pour grandir autrement sont maintenant disponibles.

On y trouve, entre autres, des présentations sur les thèmes suivants :

  • le « binge drinking »
  • la cyberdépendance
  • le suicide chez les jeunes
  • la cybercriminalité
  • la prise de risque chez les jeunes
  • etc.

Pour en savoir plus consultez le document : http://www.afpssu.com/ressources/actes_colloque_2010_07_01.pdf

Doit-on s’inquiéter du dopage étudiant ?

Cet article publié dans le journal Métro de Montréal le 25 novembre dernier fait référence à une déclaration d’un chercheur australien selon laquelle il faudrait bientôt songer à une politique antidopage dans les universités. La situation au Québec serait loin d’être aussi grave selon Marc-André Bédard, professeur de psychopharmacologie à l’UQAM, et Jean-Sébastien Fallu, le professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal.

L’article présente la différence entre les « smart drugs »,  psychostimulants dérivés des amphétamines dont le Ritalin fait partie, et les nootropes, médicaments extraits de différentes sources dont le Gingko biloba, deux catégories de substances utilisées par la gente estudiantine.

On y discute aussi de la prévalence du phénomène au Québec qui, s’il est loin d’être aussi préoccupant qu’il peut l’être ailleurs, existe tout de même selon les deux experts.

Lire l’article : http://www.journalmetro.com/ma%20vie/article/378240–doit-on-s-inquieter-du-dopage-etudiant