Archives de la Catégorie Jeux de hasard et d'argent

Jeux de hasard et d’argent : Internet chez les adolescents : plaisir risqué ?

Le Centre Dollard-Cormier – Institut universitaire sur les dépendances vient de lancer un papier virtuel présentant les résultats de la recherche de Natacha Brunelle, Annie Gendron, Danielle Leclerc, Magali Dufour et Marie-Marthe Cousineau portant sur les jeux de hasard et d’argent par Internet chez les adolescents.

Le volet quantitatif de l’étude a porté sur 1870 élèves en secondaire 3, 4 et 5 provenant de 6 écoles (3 publiques et 3 privées) des régions de Montréal, Québec et de la Mauricie. Le volet qualitatif a porté sur 23 jeunes dépistés comme étant des joueurs Internet du milieu scolaire, et 17 jeunes dépistés joueurs Internet en provenance de centres de traitement ou de centres jeunesse.

Quelques résultats :

  • 44 % des jeunes interrogés ont déjà joué à des jeux de hasard et d’argent (JHA) au moins une fois dans leur vie ;
  • 7,3 % des jeunes interrogés ont déjà joué à des JHA sur Internet avec des mises réelles ;
  • Le jeu sur Internet est plus présent chez les garçons que chez les filles ;
  • 69,7 % des adolescents disent avoir été initiés aux JHA par un membre de leur famille immédiate ou élargie ;
  • 88,9% des jeunes joueurs interrogés sont considérés comme des joueurs non-problématiques, 8,2 % comme des joueurs à risque et 2,8 % comme des joueurs pathologiques probables ;
  • Il y a plus de joueurs pathologiques probables chez les joueurs Internet que chez les joueurs non-Internet (15,4 % versus 1,7 %) ;

L’étude présente aussi des liens avec la consommation de substances psychoactives et la délinquance.

Pour en savoir plus, consultez le papier virtuel (en français, 14 pages)

Le rapport de recherche complet est accessible ici.

Nouveaux rapports de recherche du FQRSC sur le jeu

Le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture du Québec (FQRSC) vient de rendre disponible sur son site web deux rapports ayant trait au jeu :

  • L’apprentissage des probabilités en contexte ludique : transfert de compétences et impact sur la pratique des jeux de hasard et d’argent chez les élèves à risque du 1er cycle du secondaire / Chercheur principal : François Larose (Université de Sherbrooke)   Rapport final, Résumé
  • Programme d’intervention bref et semi-autonome “Jeu me questionne” pour les  joueurs à risque et pathologiques / Chercheur principal : Robert Ladouceur (Centre québécois pour la prévention et le traitement du jeu, École de psychologie, Université Laval)  Rapport final, Résumé

L’utilisation des services d’aide aux joueurs (brochure)

Cette courte brochure publiée par le Laboratoire de recherche sur les habitudes de vie et les dépendances résume de manière conviviale et dans un langage accessible à tous les résultats de l’étude menée par la chercheur Sylvia Kairouz portant  sur l’utilisation des services d’aide aux joueurs au Québec.

Ce qu’on trouve dans cette brochure :

  • le contexte de l’étude ;
  • la connaissance qu’ont les participants des différents services existants pour les problèmes de jeu ;
  • l’utilisation qu’ils font de ces services ;
  • les raisons qui font que les participants ont utilisé ces services ou, au contraire, qui font qu’ils ne les ont pas utilisés ;
  • les conclusions générales qui ont pu être tirées de cette étude.

Pour en savoir plus, consultez la brochure en ligne sur le site du Centre Dollard-Cormier – Institut universitaire sur les dépendances (en français, 6 pages)

Référence :
Kairouz, S., Gleeton J., Luce, C., & Nadeau, L. (2012). L’utilisation des services d’aide aux joueurs [Brochure]. Montréal, Québec : Laboratoire de recherche sur les habitudes de vie et les dépendances.

Jeu en ligne, toxicomanie et comportement délinquant chez les adolescents (article)

Des chercheurs québécois se sont penchés sur les associations entre le jeu sur Internet, la sévérité du problème de jeu, la consommation de substances psychoactives et les comportements délinquants chez les adolescents. Leur étude a porté sur 1870 élèves québécois âgés entre 14 et 18 ans. Ils ont constaté qu’une proportion plus élevée de joueurs en ligne que de non joueurs et de joueurs qui ne jouaient pas sur Internet ont rapporté une consommation problématique de substances psychoactives et de comportements délinquants. De plus, les joueurs en ligne comportaient une proportion plus importante de joueurs à risque et de joueurs probablement pathologiques que les joueurs qui ne jouaient pas sur Internet.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article en ligne sur le site de l’éditeur (en anglais)

Référence :  
Brunelle, N., Leclerc, D., Cousineau, M.-M., Dufour, M., Gendron, A., & Martin, I. (2012). Internet gambling, substance use, and delinquent behavior : An adolescent deviant behavior involvement pattern. Psychology of Addictive Behaviors. Prépublication. doi :  10.1037/a0027079

Raisons qui font hésiter les joueurs problématiques d’Ontario à rechercher un traitement pour leur problème de jeu (article)

Des chercheurs canadiens se sont penchés sur les raisons qui retenaient les personnes rencontrant les critères pour le jeu problématique de rechercher un traitement.

Les raisons les plus fréquemment citées étaient la honte, une difficulté à reconnaître le problème et une problématique reliée au traitement (localisation, etc.). Les joueurs plus jeunes, ceux présentant un problème de jeu plus sévère, ceux ayant conscience d’avoir un problème de jeu et les personnes ayant déjà eu une expérience de traitement par le passé étaient plus susceptible de nommer la honte et des problèmes liés au traitement comme raisons d’hésiter à rechercher un traitement. Les chercheurs ont aussi trouvé que 49 % des joueurs problématiques/pathologiques ne reconnaissaient pas avoir un problème de jeu, même modéré, et qu’ils étaient plus susceptible que ceux qui avaient conscience d’avoir un problème de dire qu’ils n’auraient aucune hésitation à demander de l’aide.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article en ligne sur le site de l’éditeur (en anglais)

Référence :
Suurvali, H., Hodgins, D. C., Toneatto, T., & Cunningham, J. A. (2012). Hesitation to Seek Gambling-related Treatment Among Ontario Problem Gamblers. Journal of Addiction Medicine, 6(1), 39-49.

Ce périodique est disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Trajectoires de consommation d’alcool des joueurs pathologiques avant, pendant et après le traitement pour le jeu

Des chercheurs américains se sont penchés sur les trajectoires de consommation d’alcool de 163 joueurs pathologique pendant 36 semaines, soit 12 semaines avant le traitement, pendant le traitement et après le traitement. Ils ont constaté une baisse de consommation correspondant à l’entrée en traitement et un maintien de cette baisse pendant le traitement et post traitement. Toutefois, malgré cette baisse, 31 % des participants ont présenté une consommation d’alcool à risque pendant ou après le traitement. Les auteurs suggèrent que, comme une portion substantielle des participants présentait une consommation à risque après l’entrée en traitement, des interventions visant la réduction de la consommation d’alcool pourraient être utiles à cette clientèle.

Pour en savoir plus, consultez le résumé en ligne sur le site de l’éditeur (en anglais)

Cette revue est disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Référence :
Rash, C. J., Weinstock, J., & Petry, N. M. (2011). Drinking patterns of pathological gamblers before, during, and after gambling treatment. Psychology and Addictive Behaviors, 25(4), 664-674.

Les niveaux et pratiques des jeux de hasard et d’argent en 2010 (France)

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT, France) vient de publier dans son bulletin Tendances de septembre les premières données sur le jeu issues du Baromètre santé 2010 de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES, France).

Un aperçu des résultats :

  • Près d’une personne sur 2 (47,8 %) a déclaré avoir joué au moins une fois  pendant les 12 mois précédant l’enquête ;
  • Les joueurs plus actifs (ayant joué  au moins 52 fois et/ou ayant misé au moins 500 € dans les 12 mois précédant l’enquête) représentent 1 personne sur 10 dans la population générale ;
  • Les hommes jouent plus que les femmes, 51,3 % des hommes ont joué au moins une fois dans les 12 mois précédant l’enquête contre 44,4 % des femmes et 15,6 % sont des joueurs actifs, contre 8,8 % des femmes ;
  • Les jeux de tirage et de grattage (« gratteux ») sont les jeux les plus pratiqués par les joueurs actifs ;
  • L’enquête estime que 0,9 %  de la population générale présente un risque modéré et que 0,4 %  sont des joueurs excessifs.

Pour en savoir plus, consultez le bulletin en ligne sur le site de l’OFDT (en français, 8 pages)

Référence :
Costes, J.-M.,  Pousset, M., Eroukmanoff, V., Nezet, O., Richard, J.-B., Guignard, R., … Arwidson, P. (2011). Les niveaux et pratiques des jeux de hasard et d’argent en 2010. Tendances, 77, 1-8.

Du plaisir du jeu au jeu pathologique (livre)

Le Centre québécois de documentation en toxicomanie vient de faire l’acquisition du livre Du plaisir du jeu au jeu pathologique. Ce livre prend la forme de 100 questions auxquelles répondent des spécialistes français, le Dr Abdou Belkacem, le Pr Michel Reynaud et le Pr Jean-Luc Venisse.

Ces questions sont regroupées en 4 chapitres :

  1. Mieux comprendre le jeu et ses enjeux
  2. Mieux comprendre comment se manifeste le jeu pathologique
  3. Mieux comprendre et prendre en charge le jeu pathologique
  4. Internet : mieux comprendre l’usage problématique et sa prise en charge

Pour en savoir plus, consultez le résumé en ligne sur le site de l’éditeur (en français)

Référence :
Belkacem, A., Reynaud, M., & Venisse, J.-L. (2011). Du plaisir du jeu au jeu pathologique. Paris, France : Maxima. (100 questions pour mieux gérer la maladie)

Ce livre est disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Relation entre le jeu et la personnalité antisociale (article)

Des chercheurs canadiens se sont penchés sur la relation existant entre le jeu et la personnalité antisociale. Les résultats de leur étude ont montré que le comportement antisocial était associé avec le jeu et que ceux-ci partageaient plusieurs déterminants. Les traits de personnalités associés avec la prise de risque comme l’impulsivité et la recherche de sensation, semblent jouer un rôle important chez les gens présentant un problème de jeu, jouant en général et chez ceux présentant  une forme de comportement antisocial.

Pour en savoir plus, consultez le résumé en ligne sur le site de l’éditeur (en anglais)

Référence :
Mishra, S., Lalumière, M. L., Morgan, M., & Williams, R. J. (2011). An examination of the relationship between gambling and antisocial behavior. Journal of Gambling Studies, 27(3), 409-426.

Ce périodique est disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Définition de la dépendance (addiction) selon l’ASAM

L’American Society of Addiction Medicine (ASAM) vient de rendre disponible sa définition officielle de la dépendance. Dans cette définition, l’ASAM met de l’avant que les problèmes de dépendance sont dû à un désordre cérébral et non simplement à un problème de comportement.

Pour en savoir plus, consultez le document en ligne sur le site de l’ASAM (en anglais, 8 pages)