Archives de la Catégorie Injection

État du phénomène de la drogue en Europe 2011

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) vient de rendre disponible son rapport annuel. Dans l’ensemble, la consommation de drogue semble relativement stable en Europe et la polyconsommation est devenu le mode de consommation dominant. Le rapport présente une stabilisation, même une diminution dans les tendances de consommation de cannabis dans de nombreux pays. Le cannabis demeure la drogue la plus largement répandue en Europe. Le rapport insiste sur l’émergence rapide de nouvelles drogues de synthèse.

Aperçu de la table des matières :

  1. Politiques et législations ;
  2. La réponse au problème de la drogue en Europe – Vue d’ensemble ;
  3.  Cannabis ;
  4. Amphétamines, ecstasy, substances hallucinogènes, GHB et kétamine ;
  5. Cocaïne et crack ;
  6. Consommation d’opiacés et injection de drogue ;
  7. Maladies infectieuses et décès liés à la drogue ;
  8. Nouvelles drogues et tendances émergentes.

Pour en savoir plus, consultez le rapport en ligne sur le site de l’OEDT (en français, 117 pages)

Référence :
Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. (2011). Rapport annuel 2011 : État du phénomène de la drogue en Europe. Luxembourg, Luxembourg : Office des publications de l’Union européenne.

Prévention et contrôle des maladies infectieuses chez les usagers de drogues injectables

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT, en anglais EMCDDA) vient de publier conjointement avec l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) un guide explorant les bonnes pratiques en santé publique qui supportent les politiques visant à réduire les infections. Les infections transmises par le sang les plus communes chez les usagers de drogues injectables sont les virus des hépatites B et C et du VIH. Ceux-ci se transmettent principalement par le partage des seringues et du matériel d’injection ou par des contacts sexuels non protégés.

Pour en savoir plus, consultez le document en ligne sur le site de l’OEDT (en anglais, 50 pages)

Statistiques sur les services relatifs aux programmes de prévention du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et des hépatites B et C auprès des personnes utilisatrices de drogues par injection au Québec

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient de publier la mise à jour d’avril 2008 à mars 2010 du rapport présentant les statistiques sur les services relatifs aux programmes de prévention du VIH et des hépatites B et C auprès des personnes utilisatrices de drogues par injection (UDI) au Québec.

Il est à noter que la liste des centres d’accès au matériel d’injection stérile (CAMI) ayant subi de grands changements en 2009, aucunes données ne sont disponibles pour cette année.

Pour en savoir plus, consultez le rapport en ligne sur le site de l’INSPQ (en français, 16 pages)

Référence :
Noël, L., Gagnon, D., & Cloutier, R. (2011). Statistiques sur les services relatifs aux programmes de prévention du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et des hépatites B et C auprès des personnes utilisatrices de drogues par injection au Québec. [Montréal, Québec] : Institut national de santé publique du Québec.

Revue systématique et méta-analyse des interventions visant à prévenir l’infection au virus de l’hépatite C chez les utilisateurs de drogues injectables (article)

Dans son numéro de juillet, le Journal of Infectious Diseases a rendu accessible gratuitement une revue systématique et méta-analyse portant sur les interventions pour prévenir l’infection au virus de l’hépatite C chez les utilisateurs de drogues injectables.

Le but des chercheurs était d’analyser les effets de ces interventions et de cibler les plus efficaces. Les résultats ont montré que les interventions utilisant une combinaison de traitements pour la toxicomanie et de support pour l’injection sécuritaire étaient les plus efficaces pour la prévention de l’infection au virus de l’hépatite C chez les utilisateurs de drogues injectables.

Pour en savoir plus, consultez l’article disponible en ligne gratuitement sur le site de l’éditeur (en anglais, 10 pages)

Référence :
Hagan, H., Pouget, E.R., & Des Jarlais, D.C. (2011). A systematic review and meta-analysis of interventions to prevent hepatitis C virus infection in people who inject drugs. Journal of Infectious Diseases, 204(1), 74-83. doi:10.1093/infdis/jir196

Injections supervisées : InSite, vu de l’intérieur (article)

L’actualité a publié la semaine dernière un article sur InSite, le centre d’injection supervisée situé à Vancouver qui se défend présentement à la Cour suprême afin de rester ouvert. InSite est présentement le seul centre du genre au Canada.

Pour en savoir plus, consultez l’article en ligne sur le site de L’actualité multimédia (en français)

Programme d’échange de seringues: moins de VIH chez les participants

Le journal le Forum de l’Université de Montréal a publié la semaine dernière un article portant sur les programmes d’échange de seringues. Les résultats d’une étude épidémiologique réalisée sous la direction du Dr Julie Bruneau au Centre de recherche du CHUM ont démontré que les utilisateurs de drogues par injection (UDI) s’étant procuré toutes leurs seringues auprès d’un programme d’échange de seringues étaient cinq fois moins susceptibles d’avoir contracté le VIH comparativement aux autres UDI.

 Pour en savoir plus, consultez l’article du Forum en ligne (en français)

Guide pour développer et gérer des programmes d’accès aux seringues

L’organisme Harm Reduction Coalition (États-Unis) a rendu disponible un guide pour développer et gérer des programmes d’accès aux seringues et au matériel stérile.

Le guide se divise en quatre modules :

  1. Planification (évaluation des besoins, modèles de service, question légale, choix du ou des sites, etc.)
  2. Question opérationnelle (politiques et procédures, approvisionnement, gestion des déchets, prévention des surdoses, etc.)
  3. Question organisationnelle (employés, formation, supervision, etc.)
  4. Question externe (sensibilisation auprès des UDI, engagement dans la communauté, relations avec la police, etc.)

Pour en savoir plus, consultez le guide en ligne sur le site de la Harm Reduction Coalition (en anglais, 91 pages)

Référence :
Winkelstein, E. (2010). Guide to developing and managing syringe access programs. New York, NY : Harm Reduction Coalition, 91 p.

Initiation à l’injection de drogue chez les jeunes de la rue (article)

Cet article publié par des chercheurs québécois dans le dernier numéro de la revue Drug and Alcohol Dependence vise à estimer le taux d’initiation à l’injection chez les jeunes de la rue et à identifier les facteurs prédictifs de l’initiation à l’injection selon le sexe.

Les résultats ont montré que le taux d’initiation à l’injection était, chez les filles et les garçons respectivement, de 7,0  et 5,9 par 100 personnes-années.

Les chercheurs ont observé que les facteurs augmentant le risque du passage à l’injection chez les filles étaient, indépendamment les uns des autres :

  • la consommation de crack ou de cocaïne
  • la consommation d’héroïne
  • le fait d’être sans-abri
  • le fait de se tenir régulièrement avec des personnes pratiquant l’injection

Chez les garçons, l’âge faisait décroître les risques d’injection. Parmi les facteurs faisant augmenter les risques les chercheurs ont trouvé :

  • la consommation de crack et de cocaïne
  • la consommation d’héroïne
  • le fait d’être sans-abri avant l’âge de 16 ans
  • l’inceste ou le viol avant l’âge de 14 ans
  • le fait de se tenir régulièrement avec des personnes pratiquant l’injection

Les auteurs concluent que si les taux d’initiation sont similaires chez les filles et les garçons, les facteurs de risque varient d’un sexe à l’autre. Ces résultats pourraient donc mener à la création de programmes de prévention du passage à l’injection plus efficaces.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article sur le site de l’éditeur (en anglais)

Référence :
Roy, É., Boivin, J.-F., & Leclerc, P. (2011). Initiation to drug use injection among street youth: A gender-based analysis. Drug and Alcohol Dependence, 114(1), 49-54.

Ce périodique est disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Réduire le risque d’infection par l’hépatite C chez les usagers de drogues (article)

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES, France) a publié dans le numéro d’automne de sa revue La santé un article intitulé “Réduire le risque d’infection par l’hépatite C chez les usagers de drogues : la piste de la prévention du passage à l’injection”.

Les auteurs y expliquent que la contamination au virus de l’hépatite C (VHC) survient souvent lors des premières injections et suggèrent que la prévention du passage à l’injection serait l’une des pistes pour contrer l’épidémie de VHC. Ils présentent aussi brièvement le programme Break the cycle, un programme initié au Royaume-Uni s’adressant aux usagers injecteurs potentiellement initiateurs et visant à les encourager à dissuader les non-injecteurs de passer à l’injection. Ce programme a été adapté partiellement ou en totalité dans plusieurs pays, dont le Canada.

Pour en savoir plus, consultez l’article dans le numéro 409 de La santé.

Référence :
Guichard, A., Fournier, V., Michels, D., & Guignard, R. (2010). Réduire le risque d’infection par l’hépatite C chez les usagers de drogues : la piste de la prévention du passage à l’injection. La santé, 409, 7-10.

Consommateurs de drogues injectables et réduction des risques

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FISCR) vient de rendre disponible en ligne un Rapport de plaidoyer sur les consommateurs de drogues injectables et la réduction des méfaits, principalement en regard de la propagation du VIH.

“Ce dernier rapport de sensibilisation de la Fédération internationale sur la santé de 2010 décrit la dure réalité des consommateurs de drogues injectables vivant avec le VIH. Il examine les besoins en prévention, en traitement, en soins et en soutien de cette population extrêmement vulnérable, et l’action de la Fédération internationale visant à atténuer ses souffrances.” [Site de la FISCR]

Il se divise en 4 grandes parties :

  1. L’ampleur de l’épidémie
  2. L’appel à l’action
  3. La réponse de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
  4. Obstacles et perspectives

Pour en savoir plus, consultez le document en ligne (en français, 24 pages)

Référence :

Gizaw, G., Conneally, P., Couteau, P., Frame, S., Kaenzig, S., Leidl, P., Borel, M.-F., & Leuenberger, C. (2010). À l’abri du danger : consommateurs de drogues injectables et réduction des risques. [Genève, Suisse] : Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.