Archives mensuelles : février 2012

Jeunes sans-abri et jeunes placés dans le réseau de protection de l’enfance : Maltraitance, santé mentale et consommation d’alcool et de drogues

Des chercheurs de l’Université de Toronto ont publié une étude portant sur les jeunes de la rue et les jeunes placés dans le réseau de protection de l’enfance. Ce document traite, entre autres, de la santé mentale, de la consommation de substances psychoactives et des problèmes de comorbidité chez cette clientèle.

Pour en savoir plus, consultez l’étude en ligne sur le site de Santé Canada (en français, 51 pages)

Référence :
Goldstein, A. L., Amiri, T., Vilhena, N., Wekerle, C., Thornton, T., & Tonmyr, L. (2011). Jeunes sans-abri et jeunes placés dans le réseau de protection de l’enfance : maltraitance, santé mentale et consommation d’alcool et de drogues. Toronto (Ontario) : Université de Toronto.

Sexe, drogue et rock’n roll (émission Les Docteurs)

L’émission Les Docteurs du jeudi 23 février dernier à la télévision de Radio-Canada traitait, entre autres, de dépendance sexuelle (invitée : Sylviane Larose), de dépendance aux médicaments prescrits, d’alcoolisme et de consommation d’alcool (invité : Michel Landry) et des effets de la drogue sur la santé mentale (invité : Stéphane Potvin).

Pour en savoir plus, visualisez l’émission en ligne sur le site de Radio-Canada (en français, 42 minutes)

Nouveau profil de substance de l’OEDT : le Kratom

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) vient d’ajouter dans la section sur les profils de drogues de son site web un page d’information portant sur le Kratom.

On y trouve, entre autres, de l’information sur :

  • sa composition chimique
  • son origine
  • la forme physique
  • les modes de consommation
  • la prévalence
  • le prix au détail
  • l’usage médical
  • etc.

Pour en savoir plus, consultez la page dédiée au Kratom sur le site web de l’OEDT (en français)

Jeu en ligne, toxicomanie et comportement délinquant chez les adolescents (article)

Des chercheurs québécois se sont penchés sur les associations entre le jeu sur Internet, la sévérité du problème de jeu, la consommation de substances psychoactives et les comportements délinquants chez les adolescents. Leur étude a porté sur 1870 élèves québécois âgés entre 14 et 18 ans. Ils ont constaté qu’une proportion plus élevée de joueurs en ligne que de non joueurs et de joueurs qui ne jouaient pas sur Internet ont rapporté une consommation problématique de substances psychoactives et de comportements délinquants. De plus, les joueurs en ligne comportaient une proportion plus importante de joueurs à risque et de joueurs probablement pathologiques que les joueurs qui ne jouaient pas sur Internet.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article en ligne sur le site de l’éditeur (en anglais)

Référence :  
Brunelle, N., Leclerc, D., Cousineau, M.-M., Dufour, M., Gendron, A., & Martin, I. (2012). Internet gambling, substance use, and delinquent behavior : An adolescent deviant behavior involvement pattern. Psychology of Addictive Behaviors. Prépublication. doi :  10.1037/a0027079

3 nouveaux abrégés de recherche du RISQ

Le RISQ (Recherche et intervention sur les substances psychoactives – Québec) a lancé la semaine dernière trois nouveaux abrégés de recherche :

Traitement de la toxicomanie chez les adolescents : l’implication des parents : une plus value réelle (en français, 2 pages)

Référence de l’article original :
Gauthier, B., Bertrand, K., & Nolin, P. (2010). Famille et traitement de la toxicomanie chez les adolescents : étude de cas. Enfances, familles, générations, 13, 129-150.

Facteurs prédictifs de l’efficacité : programmes de prévention de la toxicomanie à l’adolescence (en français, 2 pages)

Référence de l’article original :
Laventure, M., Boisvert, K., & Besnard, T. (2010). Programmes de prévention universelle et ciblée de la toxicomanie à l’adolescence : recension des facteurs prédictifs de l’efficacité. Drogues, santé et société, 9(1), 121-164.

Jeunes toxicomanes québécois : impacts des traitements et processus de rétablissement (en français, 2 pages)

Référence de l’article original :
Brunelle, N., Bertrand, K., Tremblay, J., Arseneault, C., Landry, M., Bergeron, J., & Plourde, C. (2010). Impacts des traitements et processus de rétablissement chez les jeunes toxicomanes québécois. Drogues, santé et société, 9(1), 211-247.

L’hépatite virale chez les toxicomanes

L’organisme américain Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA) a publié fin 2011 un document dans la collection “Treatment Improvement Protocol” (TIP) portant sur les hépatites virales chez les toxicomanes.

Ce document est maintenant accessible en ligne gratuitement. On y trouve, entre autres, de l’information sur :

  • ce que sont les hépatites virales (hépatites A, B, C, les autres types d’hépatites, coninfection avec le VIH, etc.)
  • le dépistage des hépatites virales
  • l’évaluation des hépatites chroniques
  • le traitement (pour les hépatites A, B et C, pour les usagers sous traitement de substitution, pour les usagers ayant aussi le VIH, etc.)
  • comment aider les clients à faire des choix en regard des traitements
  • les approches thérapeutiques pour les usagers qui souffrent d’hépatite virale
  • etc.

Pour en savoir plus, consultez le document en ligne (en anglais seulement, 132 pages)

Référence :
Substance Abuse and Mental Health Services Administration. (2011). Addressing viral hepatitis in people with substance use disorders (Treatment Improvement Protocol (TIP) Series ; 53). Rockville, MD : Substance Abuse and Mental Health Services Administration.

Relation entre intimidation et consommation de substances chez les élèves

Des chercheurs américains se sont penchés sur la relation entre l’intimidation (bullying) et l’abus de substances chez les élèves de la fin du primaire et du secondaire. L’étude, basée sur 78 333 élèves en provenance de 16 écoles, montre un lien évident entre l’intimidation et la consommation de substances. Les jeunes impliqués dans l’intimidation, soit comme victime ou comme intimidateur ou les deux, étaient plus susceptibles que les autres élèves de consommer, les victimes ayant rapporté les plus hauts taux de consommation. L’article présente aussi les implications pour la pratique et la prévention.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article en ligne sur le site de l’éditeur (en anglais)

Ce périodique est disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Référence :
Radliff, K. M., Wheaton, J. E., Robinson, K., & Morris, J. (2012). Illuminating the relationship between bullying and substance use among middle and high school youth. Addictive Behaviors, 37(4), 569-572.

La cyberdépendance : état des connaissances, manifestations et pistes d’intervention

Le Centre Dollard-Cormier – Institut universitaire sur les dépendances (CDC-IUD) vient de publier La cyberdépendance. État des connaissances, manifestations et pistes d’intervention. Cette monographie, rédigée sous la direction de Louise Nadeau, professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université de Montréal et directrice scientifique sortante du CDC-IUD, recense l’essentiel des travaux de recherche menés à ce jour sur ce phénomène, encore méconnu et peu documenté, qu’est la cyberdépendance.

Selon madame Nadeau, «cet ouvrage vise à outiller les intervenants qui rencontrent des personnes présentant des signes de dépendance à Internet. Même si aucune des deux classifications mondiales des troubles mentaux ne définit à l’heure actuelle la cyberdépendance, les personnes qui viennent chercher de l’aide dans les centres de réadaptation en dépendance en raison de leur usage problématique d’Internet éprouvent une réelle souffrance. Cet ouvrage propose des pistes pour mieux les reconnaître et intervenir auprès d’elles».

Pour en savoir plus, consultez le document en ligne sur le site web du CDC-IUD (en français, 76 pages)

Ce document est aussi disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Référence :
Nadeau, L., Acier, D., Kern, L., & Nadeau, C.-L. (2011). La cyberdépendance : état des connaissances, manifestations et pistes d’intervention. Montréal, Québec : Centre Dollard-Cormier – Institut universitaire sur les dépendances.

Raisons qui font hésiter les joueurs problématiques d’Ontario à rechercher un traitement pour leur problème de jeu (article)

Des chercheurs canadiens se sont penchés sur les raisons qui retenaient les personnes rencontrant les critères pour le jeu problématique de rechercher un traitement.

Les raisons les plus fréquemment citées étaient la honte, une difficulté à reconnaître le problème et une problématique reliée au traitement (localisation, etc.). Les joueurs plus jeunes, ceux présentant un problème de jeu plus sévère, ceux ayant conscience d’avoir un problème de jeu et les personnes ayant déjà eu une expérience de traitement par le passé étaient plus susceptible de nommer la honte et des problèmes liés au traitement comme raisons d’hésiter à rechercher un traitement. Les chercheurs ont aussi trouvé que 49 % des joueurs problématiques/pathologiques ne reconnaissaient pas avoir un problème de jeu, même modéré, et qu’ils étaient plus susceptible que ceux qui avaient conscience d’avoir un problème de dire qu’ils n’auraient aucune hésitation à demander de l’aide.

Pour en savoir plus, consultez le résumé de l’article en ligne sur le site de l’éditeur (en anglais)

Référence :
Suurvali, H., Hodgins, D. C., Toneatto, T., & Cunningham, J. A. (2012). Hesitation to Seek Gambling-related Treatment Among Ontario Problem Gamblers. Journal of Addiction Medicine, 6(1), 39-49.

Ce périodique est disponible sur les rayons du Centre québécois de documentation en toxicomanie.

Consommation d’alcool chez les étudiants

L’organisme américain SAMHSA a publié la semaine dernière des données sur l’entrée en traitement d’étudiants.

Sur les quelques 374 000 entrées en traitement de jeunes adultes âgés entre 18 et 24 ans en 2009 aux États-Unis, près de 12 000 concernaient des étudiants post-secondaires. Comparés aux jeunes adultes du même âge n’étant pas étudiants et ayant été admis en traitement, ces derniers étaient plus susceptibles de rapporter l’alcool comme étant la substance la plus consommée (46,6 versus 30,6 %). Les chiffres sont similaires au niveau des admissions en traitement des deux groupes concernant le cannabis comme première substance (30,9 % chez les étudiants versus 30,0 % chez les non-étudiants).

Par contre les admissions chez les étudiants ont été moins importantes que chez les non-étudiants pour d’autres substances comme première substance :

  • Héroïne : 7,2 % pour les étudiants contre 16,1 % pour les non-étudiants
  • Autres opiacés : 8,3 % versus 10,5 %
  • Cocaïne : 1,9 % versus 4,2 %
  • Méthamphétamine : 1 % versus 4,4 %

Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse de SAMHSA (en anglais) ou le SAMHSA’s Spotlight Study sur le sujet (en anglais, 1 page)